L'harmonisme rationnel

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Les péchés capitaux... harmonistes

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1 Introduction

Je vais vous parler, aujourd'hui, des péchés capitaux. Tout d'abord, il s'agit d'un concept qui appartient à l'église catholique.
Et là, je voudrais être honnête avec vous. En ce qui me concerne, je ne suis pas quelqu'un de très catholique.
En fait, j'appartiens à une secte dissidente, l'harmonisme. C'est à cause d'un problème de mémoire, là, j'ai déjà du mal à retenir les sept péchés capitaux, alors, les dix commandements... C'est pourquoi j'ai choisi la religion la plus simple possible : l'harmonisme, qui n'a qu'un seul principe à respecter, et à retenir donc : accroître le bonheur, partout, équitablement, et dans la mesure du *possible. Donc, ça veut dire qu'on va d'abord commencer par la personne la plus proche de soi, pour laquelle c'est le plus facile d'agir, qui est soi-même. Et après, c'est pas un problème, parce que le bonheur passe par une certaine façon d'être, une harmonie intérieure, qui fait qu'on a naturellement envie de le partager... partout, équitablement... C'est tout, il n'y a rien d'autre, pas de croyances (parce que comment être sûr?), pas de trucs à étudier, de mystère, de gens qui auraient un pouvoir particulier...
Pour être tout à fait complet, j'appartiens à une branche particulière de l'harmonisme : l'harmonisme rationnel : l'idée est de procéder rationnellement (comme son nom l'indique), (observer, déduire, expérimenter...) et donc, typiquement, de s'attaquer aux *causes de la souffrance (pour être plus efficace, évidemment). Et donc, au préalable, d'identifier les causes, celles du moins, sur lesquelles il est possible d'agir (sinon, ça n'a pas grand intérêt).

Et c'est là que je me suis aperçu que cette histoire de péchés capitaux pouvait m'intéresser.

C'est vrai que la notion de péché, m'est étrangère, en tant qu'harmoniste, car une chose, pour moi, n'est pas bonne ou mauvaise en elle-même, mais uniquement par ses conséquences objectives sur le niveau de bonheur. Mais il se trouve qu'un péché est souvent une source de souffrance...

Du coup, j'ai regardé un peu à quoi correspondaient ces péchés, et je me suis aperçu qu'on pouvait les voir comme des d'instincts, hérités de nos lointains ancêtres animaux. Car, contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'homme ne se conduit pas toujours rationnellement, c'est-à-dire en prenant le temps de peser les avantages et inconvénients des conséquences de ses actes, mais agit souvent impulsivement, instinctivement, donc, comme le font tous les autres animaux.
Or, ces instincts, s'ils sont souvent utiles ne le sont pas toujours. Par exemple, certains animaux ont le réflexe de faire le mort en présence d'un danger important. Souvent, ça leur permet d'échapper à un prédateur, mais pas toujours. Mais comme, statistiquement, c'est plus souvent utile que nuisible, ils ont ce réflexe, en vertu du principe de la sélection naturelle.
Et à propos de sélection naturelle, on peut dire que l'homme a acquis la raison parce que c'est plus efficace que l'instinct (lorsqu'on a le temps de réfléchir, du moins, ce qui est tout de même assez fréquent), sauf qu'il oublie encore souvent de s'en servir, d'où bien des problèmes.
D'autant plus que ces réflexes résiduels en lui-même sont devenus moins bénéfiques, statistiquement, que ce qu'ils étaient chez nos ancêtres, dans la jungle, et même parfois, carrément contre-productifs, à cause d'un changement d'environnement (rapide à l'échelle de l'évolution), mais aussi de l'apparition de la raison elle-même,, directement, comme nous allons le voir, si vous le voulez bien, à l'occasion du petit inventaire que je vais faire maintenant de ces instincts.

Et nous allons voir aussi, à cette occasion, que leur niveau de nuisance (chez l'homme) est très variable et que les plus nuisibles ne correspondent pas précisément aux sept "péchés capitaux" "catholiques", ce qui m'amènera à établir une liste de "péchés capitaux" harmonistes... ça c'est mon côté dissident, ou plutôt rationnel, puisque il s'agit de procéder rationnellement, en toute objectivité, et non pas de suivre aveuglement une tradition, un troupeau, ce qui est justement une de ces tendances instinctives dont nous allons parler, mais revenons en à nos moutons.

2 Inventaire

Ou plutôt, restons-y, en commençant cet inventaire par l'instinct grégaire.
C'est l'instinct qui consiste à imiter spontanément ce que font les autres, à faire comme tout le monde. Ce qu'on appelle, chez l'homme le suivisme, le conformisme.
Ce comportement est souvent utile, car on n'a pas toujours le temps de tout vérifier par soi-même, et que la voie majoritaire est souvent la bonne. C'est vrai que si tout le monde fait comme ceci ou cela, depuis longtemps, il y a souvent une bonne raison, mais ce n'est pas une règle absolue, il peut y avoir des effets pervers. Si une personne à commencé à en suivre une autre, puis une autre a suivi les deux, et ainsi de suite, tout le monde se suit, mais personne ne sait où l'on va... sauf le premier, (qui, en fait, cherchait juste un coin pour pisser, c'est très con!).
Il importe donc, lorsque c'est possible, de prendre le temps de vérifier les choses par soi-même, plutôt que reproduire bêtement ce qui se fait, surtout lorsqu'il y a des problèmes persistants, car leur résolution passe alors sans doute par le changement plutôt que la répétition, l'innovation plutôt que la tradition. Or, la plupart de nos problèmes sont très récents : les guerres, la criminalité, la violence en général... Les réformes à faire sont donc sans doute mineures, il suffit de revenir à comme c'était il y a trois ans... (sûrement la faute des socialistes, tout ça!)
Il importe donc de dénoncer cette forme particulière de conformisme qu'est le conservatisme, qui porte à considérer ce qui est ancien, traditionnel comme bien en soi... Pourquoi, c'est bien ? Parce que ce sont les traditions, c'est important, quoi ! Et à l'inverse, à rejeter ce qui serait trop nouveau, qui n'a jamais été fait (« mais personne n'a jamais fait ça, ça n'a jamais existé, c'est pas possible, donc ? »)... voire à dénigrer ou rejeter ceux qui sortent du lot, qui innovent vraiment (dans les domaines importants, je veux dire) : « ce sont des hurluberlus, des extrémistes : vous vous rendez compte : des gens qui sont aux extrêmes, pas dans la moyenne, donc, c'est inquiétant, quand même ! »...

Et cela renforce le problème à cause d'une autre tendance instinctive : notre dépendance au jugement d'autrui, à un jugement favorable de préférence.
Cet instinct, là encore, a son utilité, qui est que pour mériter un jugement favorable, il est généralement nécessaire de bien se comporter. Les individus qui étaient exclus de la tribu, à cause de leurs nuisances aux autres, ayant peu de chance de survivre tout seuls dans la jungle, on comprend que ce caractère ait pu être naturellement sélectionné. Mais il pose plusieurs problèmes.
Tout d'abord, selon les cultures, les approbations ne correspondent pas forcément à un bénéfice réel pour la communauté. On vient d'ailleurs d'en voir un exemple, d'une certaine façon. Mais aussi, si l'on admire celui qui a "réussi" quelque en soient les moyens, on n'invite pas forcément à des comportements utiles globalement, surtout si la réussite se traduit par la consommation de beaucoup de biens et services onéreux, et donc, de fait, la participation à la destruction de l'environnement...
Ensuite, du fait de l'apparition de la raison : l'homme n'obéit plus seulement à des instincts, mais est capable de faire des calculs, et donc d'obtenir l'admiration d'autrui en trichant : en racontant des choses qu'il n'a pas réellement faites (c'est le fanfaron...), ou au contraire, d'éviter sa réprobation en dissimulant ses erreurs, dont la connaissance pourrait souvent être utile à tous.
Mais ça va souvent plus loin que ça, certains, pour pouvoir jouir du plaisir d'une bonne image d'eux-mêmes, finissant par croire eux-mêmes en leurs qualités imaginaire. Ils se surestiment. D'où un risque d'échec, important, par imprudence. Vous aurez sans doute reconnu là le péché d'orgueil. [premier péché capital rencontré]

Mais le plus gros problème ici, n'est pas tant l'orgueil au sens strict (celui qui s'estime supérieur), que la répugnance à reconnaître ses défauts (à cause d'une peur trop forte d'un jugement négatif d'autrui), ce qu'on pourrait appeler « l'orgueil négatif ».
Premièrement, parce qu'il s'agit bien d'une souffrance immédiate, tandis que l'orgueil est un plaisir, lui (ce qui est moins gênant pour le bonheur, tout de même).
Ensuite, ce travers empêche l'amélioration de soi-même, la guérison de ses propres défauts, puisqu'il faudrait d'abord en reconnaître l'existence, pour cela. Il s'agit donc là d'un défaut majeur, dans la mesure où il maintient dans tous les autres et lui-même.
De plus, c'est un fait que nos défauts sont souvent mieux détectés par les autres que par nous-mêmes. D'où l'intérêt qu'il peut y a voir à bénéficier de leur aide à ce sujet. Or, un orgueilleux négatif, va non seulement refuser de prendre en compte des signalements de ses défauts, mais va même avoir tendance à se fâcher, contre l'auteur du signalement, ce qui entraîne d'autres problèmes... Il va prendre une aide pour une attaque, ce qui est tragique. C'est ce qu'on appelle vulgairement, la susceptibilité, qu'il importe donc de dénoncer (pour un harmoniste rationnel) avant l'orgueil (proprement dit).
C'est pourtant le contraire qu'a fait l'église catholique, et pas seulement elle. Il existe peu de mots pour désigner ce défaut (j'ai rien trouvé d'autre que susceptibilité qui n'est d'ailleurs pas très satisfaisant, et j'ai dû inventer « orgueil négatif »), tandis qu'il en existe une bonne dizaine pour désigner l'orgueil (positif), pratiquement tous péjoratifs. Peut-être parce que les gens se sentent diminués par ces orgueilleux, pourquoi ? Sinon à cause de leur... susceptibilité (?)

Mais revenons en, si vous le voulez bien, à des tendances plus basiques, et donc à nos moutons (non non, je ne les ai pas oubliés) :à quoi consacrent-ils l'essentiel de leur temps ? À brouter !

La tendance à vouloir manger quand on a faim, assez générale dans le règne animal, est évidemment très utile pour la survie.
Mais, tout comme les moutons, nous avons tendance à grignoter plus que de raison, spécialement des mets gras ou sucré, bref, particulièrement caloriques, ce qui nous amène à engraisser, d'où quelque petits inconvénients esthétique voire de santé. Pourquoi ce penchant ? Tout simplement parce que cela a permis à nos ancêtres de résister plus longtemps aux famines grâce aux stocks de graisse ainsi constitués. D'où l'utilité de la... gourmandise... bien que le terme gloutonnerie serait plus juste (mais on va pas chipoter). Sauf qu'aujourd'hui, grâce aux progrès techniques (changement rapide d'environnement), le risque de famine a pratiquement disparu, dans les pays dits « riches », du moins, de sorte que cet instinct y est plus nuisible qu'autre chose... Quoiqu'il en soit, ce péché reste assez mineur, si l'on compare ses nuisances à celles occasionnées par d'autres.

Et à propos de stocks, il existe une autre stratégie de survie dans le règne animal. Là ce qu'on a vu, c'est la stratégie du loir pour passer l'hiver : il engraisse en se gavant pendant tout l'été, pour pouvoir subsister jusqu'à la saison nouvelle, pendant sa longue hibernation. Mais vous avez aussi l'écureuil, qui lui, n'hiberne pas, mais fait ses stocks, en quelque sorte, à l'extérieur (en planquant des noisettes ça et là), pour ne pas être pris au dépourvu, lorsque survient la bise. C'est aussi celle des abeilles, dont le miel, stocké en rayons, leur sert à passer l'hiver, et des fourmis (qui contrairement à une idée reçue, sont bien prêteuses, vis-à-vis de leurs congénères, tandis que la cigale meurt, après avoir chanté tout l'été, donc pas besoin de lui prêter quoi que ce soit, et surtout pas quelques grains pour subsister, jusqu'à la saison nouvelle qu'elle ne connaîtra pas, puisque la cigale ne mange pas de *graine, ni de vermisseaux d'ailleurs !).
Or, cette tendance à faire des stocks, à amasser et conserver, nous l'avons aussi, et c'est bien sûr, vous l'avez sans doute reconnu, l'avarice.
Péché, dont on peut se demander quelle est la nuisance d'ailleurs... y compris et surtout dans son sens plus général de souci pour sa survie. En particulier, aujourd'hui, où nous devons veiller à économiser les ressources naturelles pour assurer la pérennité de notre espèce et de quelques autres en passant.
De plus, lorsque ce qui est amassé est de l''argent, notons bien que ce n'est pas le fait de conserver son argent qui est nuisible, mais bien plutôt de l'utiliser, en consommant des biens et services. Car c'est là que l'on participe éventuellement à la destruction de l'environnement, mais aussi que l'on sollicite un travail souvent pénible et peu utile de la part d'autrui (dont l'énergie, dans l'absolu, gagnerait souvent à être utilisée à autre chose, comme aider les gens qui connaissent encore la famine, par exemple).
Certes, comme en tout, il peut y avoir des excès : si quelqu'un amasse des trucs qui ne servent à rien, au point qu'il manque de place pour pouvoir circuler chez lui... Évidemment, faut rester raisonnable !

Et à ce propos, passons à la reproduction...

Tendance fort utile, a priori, puisque nécessaire à la perpétuation de l'espèce. Sauf qu'aujourd'hui, assurer la survie de l'espèce humaine par le maintien d'une natalité élevée (pour compenser, une forte mortalité) n'est plus à l'ordre du jour (car la mortalité a diminué grâce au progrès techniques) et qu'au contraire , il s'agirait plutôt de limiter la population pour éviter la catastrophe écologique.
Les rapports sexuels semblent donc poser un problème, mais seulement lorsqu'ils se traduisent par la procréation au delà, du moins, de 2 enfants par personnes (en moyenne). Cependant, de nos jour, il n'est pas difficile de limiter malgré tout les naissances, en prenant quelques précautions, désormais disponibles, là encore : grâce aux progrès techniques....
De plus, chez notre espèce, les rapports sexuels n'ont pas pour seule fin la reproduction (sinon, ils ne seraient pas aussi fréquents : chez beaucoup d'espèces ils n'ont lieu qu'une seule fois dans la vie, ou pendant une courte saison, comme chez la cigale, qui chante d'ailleurs, dans ce but, non pas « tout l'été » mais pendant les deux dernières semaines de son existence, dont la majeure partie se déroule sous terre). Les galipettes servent essentiellement, donc, chez nous, tout comme chez nos proches cousins, les autres singes, à la consolidation des liens et à l'apaisement des tensions au sein du groupe, qui peut se réduire à un couple, même si ce n'était pas le cas le plus fréquent chez nos ancêtres, qui devaient s'unir pour survivre dans la jungle).
Je ne vois donc pas trop où est la nuisance, là encore, de ce prétendu péché de luxure, dont je rappelle la définition selon l'Église catholique (la référence en la matière, donc, soyons précis) : « la recherche du plaisir sexuel isolé des finalités d'union *et de procréation »... C'est avant tout une source de plaisir, me semble-t-il, qui contrairement à la gourmandise n'a pas d'incidences sur la santé, ou alors plutôt dans le bon sens (aux dernières nouvelles)...
Certes, il y a des souffrances en rapport avec ça, mais il faut clairement en identifier les causes, qui sont des attentes bien précises, des déviances très particulières, ou encore les instincts de domination et de possession (dont nous aurons l'occasion de reparler). S'il n'y avait que la recherche du plaisir, avec un minimum, certes, d'attention et de précautions, clairement il n'y aurait aucun problème, au contraire.

Notons aussi, à ce niveau, l'instinct de parentalité, là encore, globalement bénéfique. Mais même là, il peut y avoir des nuisances, comme ces cas de femmes qui volent des bébés, ou de parents qui se déchirent pour la garde de leurs enfants.

Dans les instincts vitaux, citons également, celui de respiration, d'évitement de la douleur, du froid, mais aussi de la fatigue : se reposer lorsqu'on est fatigué est évidemment bénéfique.
Il n'y aura donc pas non plus, pour moi, de péché de paresse, bien au contraire. Le fait de faire une pause de temps en temps est bien souvent bénéfique, car nous amenant à mieux penser à ce qu'il faut faire, voire à se recentrer sur ce que l'on souhaite vraiment. C'est donc plutôt, un moyen d'échapper à l’emprise de certains instincts nuisibles et donc, de *sortir du péché !

D'autres instincts très répandus dans le règne animal concernent notre réaction à la perception de quelque chose d'inhabituel, en particulier un bruit, un mouvement, car cela peut signifier la présence d'un autre animal, pouvant être une proie désirable, ou un prédateur dangereux...
D'où notre première réaction qui consiste alors à s'arrêter, à faire silence, et porter toute notre attention en direction du signal de façon à déterminer de quoi il s'agit.... Et c'est ainsi qu'*instinctivement, notre regard est captivé par tout ce qui bouge, qui sort de l'ordinaire, qui est un peu violent,... Cela était évidemment très utile dans la jungle, mais de nos jours, cela se traduit essentiellement par le fait que nous sommes captivés, voire hypnotisés, par des choses qui n'ont d'autre fin que de nous manipuler ou qui, du moins, nous éloignent de ce qui serait bien souvent préférable pour notre bonheur (sur le long terme). Et je pense en particulier à ce qu'on appelle les écrans... mais encore aux messages publicitaires sous leur diverses formes, qui alimentent, au passage le surconsommation et ses nuisances.
Je signalerais donc là deux penchants pouvant nous porter préjudice si l'on n'y prend pas garde, que j'appellerai la distractibilité, et la curiosité... (« mais qui va gagner ?, que va-t-il arriver au héro de l'histoire ? question absolument cruciale pour notre vie, c'est clair !)

Ensuite, si l'on perçoit un danger, plusieurs réflexes sont possibles selon les cas. Nous avons évoqué tout à l'heure, celui qui consiste à faire le mort. Chez l'homme, cela correspond à l'immobilisation, la tétanisation. Une tendance à rester complètement bloqué, incapable de réagir, face à un problème, alors qu'on pourrait y réfléchir sereinement, pourtant... mais, bon, comme c'est une possibilité récente, on n'a pas toujours le réflexe de le faire.
Et l'on opte facilement, aussi, pour un autre réflexe : la fuite.

Cette dernière est évidemment souvent utile à notre survie, surtout dans la jungle d'ailleurs...
Mais le problème ici est plutôt la fuite mentale, devant les difficultés, dont on oublie ou sous-estime notre capacité à les résoudre grâce à la raison. D'où notre tendance à remettre à plus tard ce que l'on pourrait faire pourtant le jour même, ou à nous plonger dans des activités qui nous permettent opportunément d'oublier... les problèmes. Sauf qu'ils sont toujours là, et que malencontreusement, ils ont même souvent tendance à empirer avec le temps. Je parlerai donc ici, du « péché » de lâcheté (au sens large de fuite devant les difficulté, et non pas spécifiquement pour sa survie, où là, c'est moins nuisible, bien sûr). On parle souvent de paresse à ce sujet, mais je préfère éviter ce terme ici, pour ne pas entretenir la confusion avec la saine paresse dont j'ai fait l'éloge tout à l'heure, et surtout, mieux identifier la *source du problème.

Une forme de lâcheté est le dogmatisme, dans la mesure où il nous épargne de réfléchir, de vérifier la véracité de nos opinions. Une forme de dogmatisme (et donc de lâcheté) est le défaitisme : lorsqu'on ne veut pas se donner la peine de résoudre un problème, on le décrète insoluble. « Il y a toujours eu des esclaves, des rois, pourquoi voudriez-vous changer ça : c'est dans la nature humaine. Il y a toujours eu des guerres, il y en aura toujours... amen ! » Il y a aussi un mot cher aux défaitistes et aux conservateurs, ça se rejoint un peu tout ça ; car évitant aux uns la peine de vérifier, et permettant aux autres, de discréditer toute évolution sérieuse ! C'est « utopique »... Terme absolument génial puisque il signifie à la fois nouveau et impossible...
Je ne dis pas que certaines idées ne peuvent pas être irréalistes, je dénonce seulement ici, une tendance à décréter certaines choses comme irréalistes, sans y avoir vraiment réfléchi. Parce qu'il y a aussi la tendance, inverse, consistant à être rapidement assuré de la facilité d'une solution séduisante, à sous-estimer les difficultés (ce qui est aussi, une forme de lâcheté)... Le véritable utopisme existe aussi, donc.
Alors la solution, c'est quoi ? C'est bien sûr, comme toujours, la démarche rationnelle : innover, mais en toute humilité. Ne pas croire hâtivement, que ce soit en une possibilité ou une impossibilité...

Il me faut signaler également une forme de fuite particulièrement nuisible, c'est lorsque l'on recourt à des substances... agissant directement sur le cerveau. Ce que l'on peut appeler la toxicomanie. "particulièrement nuisible", dis-je, car en plus de ne pas nous aider à résoudre ce que l'on fuit, elles détériorent généralement notre santé surtout sur le long terme, altèrent notre comportement de façon souvent problématiques (Je rappellerais ici que l'alcoolisme est présent dans plus de 60% des crimes violents), et induisent une dépendance et une accoutumance à l'origine d'un cercle vicieux : plus on en prend, plus on est porté à en prendre, de sorte qu'insidieusement les nuisances (y compris à long terme) finissent par ne plus être, du tout, négligeables. D'où le piège.

Un autre réflexe, en présence d'un danger, est le cri. Ce que l'on appelle le cri d'alarme, bien connu, chez de nombreux animaux ;
Utile pour l'espèce car avertissant du danger, les congénères situés à proximité.
De là vient sans doute notre tendance à crier, à jurer ou à râler au moindre problème, dont l'effet est aujourd'hui plus nuisible qu'utile en général. Je dénoncerais donc ici du pêché de râlerie.

Un autre réflexe, lorsque la fuite n'est plus possible ou que l'agresseur est moins fort que nous, typiquement, est l'agression. Dans la jungle, il pouvait s'agir simplement d'impressionner l'adversaire, y compris par des cris, mais aussi de le battre, voire de chercher à le tuer.
D'où notre tendance à manifester, en présence de problèmes, une certaine violence. Comportement qui, là encore, n'est plus très utile dans le monde moderne. Donner un coup de pied dans l'ordinateur ne règle généralement pas la panne.
Certains reconnaîtront peut-être là, le péché de colère, quoi que le terme "colère" est impropre ici, selon moi, puisque nous ne parlons pas d'une émotion mais d'une tendance à un type de comportement. Je parlerais donc plutôt d'irascibilité. D'autant que le sentiment de colère peut être utile, lui, lorsqu'il se traduit par une action adaptée pour résoudre le problème... (je pense ici aux indignés, à condition qu'ils ne fassent pas que s'indigner ou défiler dans les rues, évidemment...)

Lorsque l'objet de notre agression colérique se trouve être un congénère non seulement celle-ci règle rarement le problème sur le long terme, mais ça a plutôt tendance çà en créer d'autres, notre victime ayant tendance à agresser en retour, éventuellement, plus tard. C'est d'ailleurs là un autre réflexe, celui de vengeance, nuisible également, car, chacun, du coup, se vengeant de la dernière vengeance de l'autre, cela donne lieu au fameux cercle vicieux de la violence, qui a parfois un peu de mal à s'arrêter. Voilà pourquoi, il nous faut clairement dénoncer aussi ce que j'appellerais la vindicativité. Notons qu'une vindicativité faible ne serait pas trop problématique : si l'intensité de la vengeance est une fraction de sa cause, la violence va s'atténuer avec le temps, à l'inverse, elle va croître (les matheux auront reconnu la différence de comportement des suites géométriques selon que leur raison est inférieure ou supérieure à 1). Si quelqu'un se venge d'un affront léger, virtuel, par susceptibilité, typiquement, par de la violence physique... on voit bien ici la gravité du péché en question en question, en terme de nuisance, donc...

D'autant plus ici, que, de par la puissance actuelle de notre espèce, due à son intelligence pratique mais aussi aux armes qu'elle a pu inventer, les dégâts, les souffrances donc, dus à la violence entre humains peuvent être considérables.

D'ailleurs, pour éviter les conflits, prévisibles, au sein d'une espèce, du fait de la limitation des ressources, diverses stratégies ont été naturellement sélectionnées, dans le règne animal. L'une d'entre elle est la hiérarchie. Bien connue chez les poules, les loups (et donc les chiens), mais aussi les singes, plus ou moins selon les espèces. Et à ce propos, je voudrais revenir encore sur une idée reçue concernant les fourmis. Non : ce n'est pas un exemple d'organisation hiérarchique : elles n'obéissent pas à des ordres (de leur reine) mais à des instincts ; et les transmissions d'informations (chimiques, ici) se font dans tous les sens...

Chez ces espèces, donc, les individus établissent pour une longue période une hiérarchie entre eux, de façon à ce qu'au lieu de se battre à chaque occasion, les inférieurs cèdent instinctivement aux supérieurs. Pour rappeler à l'ordre d'éventuels étourdis, les supérieurs usent de signaux particuliers (déclenchant instinctivement la soumission). Cette hiérarchie a généralement été établie au moyen de jeux, de combats ritualisés, au terme desquels, instinctivement, le perdant reconnaît, une fois pour toutes, la supériorité du gagnant. Souvent, ces combats ritualisés permettent de faire accéder aux échelons supérieurs, les individus disposant de qualités utiles pour l'espèce. D'où l'instinct chez ces animaux, non seulement de se soumettre aux supérieurs, mais aussi de grimper dans la hiérarchie lorsque l'individu estime disposer clairement des qualités nécessaires pour cela, chose qui n'arrive pas tous les jours.

Cet instinct, tout naturellement, se retrouve également chez nous. Sauf, que celui-ci rentre en conflit avec la raison. En effet, l'inférieur humain, contrairement à son homologue canin, *sait qu'il n'a pas forcément intérêt à céder au supérieur, de sorte que les conflits occasionnels que la hiérarchie était censée éviter vont quand même souvent avoir lieu. Mais, en plus, du coup, vont s'y ajouter ceux pour la position hiérarchique ! De même, l'être rationnel sait qu'ils n'a pas forcément intérêt à respecter les règles du combat ritualisé, mais intérêt, bien souvent, à tuer l'adversaire... De même, il sait qu'il n'a pas forcément intérêt à s'incliner aux signes de supériorité.
L'humain qui aspire à une position dominante, va donc souvent devoir recourir à la violence, à la menace. Bref, chez nous, la hiérarchie ne peut pas être un facteur d'harmonie, car elle a besoin de la contrainte pour exister. Elle ne fait qu'ajouter de la violence à celle qui existe déjà.
D'autant plus que, l'être humain, n'agissant plus que par instinct, va souvent être tenté de se comporter en dominant, car c'est évidemment son intérêt (à court terme du moins). Il va ainsi user abondamment des signes exprimant la supériorité, ou rappeler son éventuel statut. Mais aussi, lorsque cela ne suffit pas, ce qui est fréquent, nous l'avons vu, il va recourir à la menace ou au chantage pour obtenir ce qu'il veut, voire à la répression. Mais il s'agit d'un intérêt à court terme. En effet, cela induit généralement du ressentiment de la part des autres, qui finissent se venger, ou dans le meilleur des cas, par nous quitter. Il suffirait, pourtant, bien souvent de leur expliquer pour obtenir de leur part un véritable consentement. Mais cela est plus laborieux : il faut prendre le temps de discuter... Or, qu'on a pas forcément appris à le faire agréablement ni efficacement. Je dénoncerais donc ici le péché harmoniste d'autoritarisme.
L'autoritarisme étant souvent d'autant plus violent qu'il repose sur la peur d'être dominé, chez quelqu'un qui n'a pas forcément appris qu'il existait d'autres modes relationnels que la hiérarchie.

Chez les animaux, la hiérarchie ne fonctionne qu'au sein d'une petites communauté, car elle nécessite que tous les individus se connaissent. Mais chez l'homme, grâce à une invention géniale, le système pyramidale, elle a pu prendre de l'ampleur. Dans ce système, chaque gradé a autorité sur ceux de rang immédiatement inférieur qui sont, eux, en nombre restreint, mais le nombre de personnes sous ses ordres croît exponentiellement avec son grade. Cela permet à certaines personnes de régner sur un très grand nombre d'autres, en faisant appliquer leurs ordres grâce à une police ou une armée. Cela fonctionne grâce à la force considérable de ces instruments humains, la peur de la répression donc, mais aussi, dans une moindre mesure, grâce à l'instinct de soumission et à l'orgueil et l'autoritarisme de chacun des gradés intermédiaires (satisfait de son petit pouvoir qu'il tire de ce système). Mais le pouvoir à la disposition des individus au sommet de la pyramide est tellement considérable que cela pose un certain nombre de problèmes. D'une part, ces places sont aussi désirables qu'elles sont rares, d'où une compétition féroce. Ensuite, pour pouvoir y accéder, du coup, leurs titulaires ont souvent dû commettre des violences, susceptibles d'attirer sur eux une vengeance redoutable, lorsqu'elle sera possible, c'est-à-dire lorsqu'éventuellement, ils redescendront du sommet de la pyramide. Ils vont donc tout faire pour y rester, au sommet, y compris en commettant les pires violences d'où un cercle vicieux... Ils vont souvent s'en prendre à la liberté d'expression, pour éviter la remise en cause de leur pouvoir. D'où le phénomène assez récurrent, dans notre Histoire, de tyrannie.

Cette hiérarchie pyramidale est un phénomène politique et pas seulement psychologique, elle ne découle pas seulement de tendances animales, mais aussi de conventions sociales : toutes les sociétés humaines ne s'organisent pas ainsi, et elles peuvent bien s'organiser comme elles le veulent. Par exemple, certaines ont introduit la possibilité de choisir les chefs par l'ensemble de la population. C'est loin d'être parfait, mais ça limite un peu le risque de dérive tyrannique.
En tout cas, la soif de ce pouvoir soutenue par la police, n'est pas tant chez nous un instinct animal, qu'un comportement rationnel dans la mesure où l'élévation dans cette hiérarchie accroît la liberté (de celui qui s'élève). Pour éviter les problèmes que cela pose, de compétition et d'oppression, il importerait donc de s'organiser d'une façon qui ne place pas les individus face à la tentation d'acquérir des pouvoir trop importants. D'où l'intérêt de l'idée de démocratie, consistant à décider ensemble, en discutant, puis éventuellement, en votant, plutôt que de déléguer les décisions concernant tout le monde à une petite minorité. Cette idée pose certes quelques problèmes pratiques, mais il doit bien y avoir moyen de la creuser un peu, ne soyons pas défaitistes.

Quant à l'instinct de soumission, ou submissivité, il a aussi des implications philosophiques. Il nous fait chercher un sens à notre vie, un moteur à nos actions, hors de nous-mêmes (ce qui est fondamentalement absurde, car ce moteur ultime est de l'ordre de l'émotion).
Ce qui est hors de nous-mêmes étant de la nature d'une vérité, les gens qui pensent avoir trouvé la source de leurs actions hors d'eux-mêmes ont tendance à vouloir l'imposer aux autres, qu'ils considèrent comme étant dans l'erreur, d'où le sectarisme. De plus, des dominateurs malins vont pouvoir aisément manipuler ces gens là, en arrangeant ces vérités à leur avantage, voire en s'en faisant passer, ça c'est le fin du fin, pour les transmetteurs. Pour se donner du crédit, (parce qu'évidemment, c'est pas gagné, c'est tout un art) ils se réfèrent souvent à des écrits anciens, souvent les mêmes, d'où un certain archaïsme, un frein au progrès, philosophique, du moins. Ces références étant hors de soi-même, ces gens vont souvent avoir des comportements assez inhumains. D'autant qu'ils vont souvent se montrer violents, sans doute à cause de l'attachement à leur croyance mêlé à l'incertitude qu'ils perçoivent bien, *inconsciemment, concernant celles-ci. D'où le fanatisme.

L'instinct de domination, est parfois confondu avec l'orgueil, et de même, celui de soumission avec l'humilité. Cela vient sans doute de ce que la position de dominant est souvent entourée d'un certain prestige. Mais il s'agit bien clairement d'autre chose. Nous avons donc bien affaire ici à des péchés capitaux oubliés (et non des moindres) par mes amis catholiques... Volontairement ou pas, je ne me permettrais évidemment pas d'insinuer quoi que ce soit.

Un autre instinct lié à la compétition naturelle (le fait que d'autres animaux, et en particulier nos congénères, convoitent les mêmes choses que nous), consiste, lorsqu'on a trouvé un bien désirable, à être particulièrement vigilant pour ne pas se le faire piquer. Le problème étant que cette attitude est souvent excessive et se traduit par une peur continuelle, du soupçon et de l'agressivité (envers ses potentiels concurrent, c'est-à-dire tout le monde).
Un autre problème aussi, est que lorsque le bien ainsi monopolisé est quelque chose de durable, et non pas une petite quantité de nourriture, cela conduit à priver les autres de choses dont ils auraient pu profiter sans gêner personne. Cela induit une sous-utilisation des biens, une rareté artificielle, accroissant le manque et la frustration.
Je dénoncerais donc ici le péché de possessivité, que l'on peut encore appeler jalousie.

On reconnaît là, le cas un peu particulier de la jalousie amoureuse, qui alimente régulièrement la rubrique des faits divers, d'autant plus sanglante, ici, que, l'objet de la possession étant susceptible de partir de sa propre initiative, le jaloux a non plus un mais *deux responsables sur lesquels exprimer son courroux : le rival *et la (ou le) prétendue infidèle.
Une autre forme particulière de jalousie est celle qui concerne l'arrivée du petit frère (ou sœur), venant nous piquer une part de l'amour parental. Il y a là un véritable instinct animal d'hostilité à l'encontre de ce concurrent, le meurtre fraternel étant assez courant chez les animaux (qui n'ont donc pas attendu Abel et Caïn). Cela tend à se généraliser sous la forme d'un sentiment d'hostilité envers ceux qu'on estime injustement avantagés sur nous. On reconnaît là, le péché d'envie. Ce terme me semble toutefois assez inapproprié ici car on peut avoir envie d'autres choses, comme de chocolat ou d'un monde meilleur.
Il est assez curieux, que l'église catholique ne retienne de la jalousie que ce cas très particulier, mais cela a sans doute son explication dans une autre tendance, dont je vais parler maintenant.

Il existe aussi, dans une moindre mesure, un respect spontané de l'appropriation. Là encore, naturellement sélectionné, sans doute, pour limiter les conflits. Les individus vont avoir tendance à ne pas prendre ce qu'ils considèrent comme étant *à autrui. D'où une forme de hiérarchie, partielle ici, puisque ne concernant que l'usage d'un bien donné, que l'on peut appeler la possession.
Mais là encore, on retrouve les mêmes problèmes déjà rencontrés avec la hiérarchie « générale ». L'enjeu, en effet, pour cette possession, définitive, étant sans commune mesure avec celui pour une jouissance momentanée du bien, les conflits pour l'obtenir, chez l'être humain, qui ne fonctionne pas que par instinct, vont être particulièrement violents.

D'autant plus que la possession, va, du coup, être soutenue, par la société, et très concrètement, via une hiérarchie pyramidale, typiquement. De sorte que le possesseur n'a même plus besoin d'empêcher lui-même les autres d'utiliser les biens sur lesquels il a décrété son droit d'exclusivité : la police et la justice s'en chargent. Cela non seulement rend la possession encore plus désirable, mais ça va permettre à des particuliers de monopoliser facilement un nombre considérable de choses, accroissant ainsi la rareté, l'injustice et la frustration.
Et si, de plus, l'organisation sociale facilite la possibilité d'échanger ces possessions, celles-ci deviennent encore plus désirables, car cela leur confère une valeur d'échange, sorte de pouvoir universel.
On retrouve là, l'amour de la richesse, et de l'argent en particulier, souvent amalgamé, à tort (comme nous allons le voir), avec le péché d'avarice.
Cette confusion vient de ce que l'avare ayant tendance à amasser, il peut, en particulier, amasser de l'argent. Mais la plupart des gens qui amassent de l'argent le font pour pouvoir en profiter ensuite, contrairement à l'avare. C'est pourquoi il conviendrait de parler, là, de cupidité.
Or, cette dernière ne saurait être un instinct animal, d'une part parce que son existence repose sur des conventions sociales préexistantes : la possession et la monnaie, mais aussi et surtout parce qu'il s'agit d'un comportement rationnel : l'argent permet d'obtenir plus de choses. Dans ce système, plus on est riche, plus on est libre. Peut-on reprocher aux gens de vouloir accroître leur liberté ?
Pourtant, la cupidité est bien un problème, est sans doute un des pires, si l'on réalise qu'elle explique l'essentiel de la criminalité, de l'exploitation humaine, mais aussi des dégradations environnementales, sans parler des conflits, et de la violence consécutive à la répression des crimes (qui n'est donc pas suffisante pour régler le problème...)
Le problème, la cause sur laquelle il est *possible d'agir, n'est donc pas la cupidité, mais ce système économique possessivo-monétariste, qui relève de *conventions sociales. On pourrait parfaitement imaginer un autre système, qui ne place pas les individus face à la tentation d'acquérir des pouvoirs aussi considérables, où la gestion des biens se ferait démocratiquement, où les individus n'auraient que des droits d'usage momentanés, par exemple. Cela éliminerait l'objet de la cupidité, et donc... la cupidité, et ses conséquences !
Certes, cela nécessite pour chacun d'être un peu moins sous l'emprise du péché de possessivité... pour pouvoir, ne serait-ce que réfléchir sereinement à ces problèmes, sans en éliminer d'emblée certaines causes possibles, qui ne lui conviendraient pas. Ni sous l'emprise du conformisme, puisque comme il s'agirait ici d'innover vraiment, on ne serait plus dans la moyenne, donc, forcément, extrémiste. Mais c'est pas grave, ça veut pas dire violent... Au contraire... au vu de la violence engendrée par le système « cupidogène »...

Un autre instinct que nous avons hérité de nos ancêtres est celui consistant à former des groupes, mais pas seulement à se suivre en troupeaux comme le font les moutons, mais à former des sociétés organisées, comme les fourmis ou la plupart de nos cousins les singes. Cela est évidemment bénéfique en soi, sauf que nos ancêtres ont longtemps vécu en petits groupes, eux-mêmes en compétition les uns avec les autres.
Si bien que l'on retrouve tous les penchants les plus négatifs que nous venons d'évoquer, la vindicativité, la possessivité, la susceptibilité, au niveau, non seulement des individus, mais aussi des groupes. On reconnaît bien là le phénomène des bandes rivales (plus ou moins abandonnés à l'état sauvage), mais aussi, à plus grande échelle, du nationalisme. Pour rester général, je parlerais de péché de clanisme.

Ainsi, des clans tendent à s'estimer possesseur d'un territoire. Mais le problème est qu'il n'y a pas de règle précise pour légitimer cette possession : sur combien d'individus présents depuis combien de temps, s'étant éventuellement absenté jusqu'à combien de temps ? Sans même parler de l'arbitraire qu'il y a forcément dans la définition des clans eux-mêmes, puisque depuis la nuit des temps, ils n'ont eu de cesse de se déplacer et de se mélanger. On a là, évidemment, une bonne part de l'explication des guerres dans le monde, l'autre part étant à partager entre la soif de pouvoir et le fanatisme.

La jalousie clanique se traduit par une perception de ceux qui ne font pas partie de *notre clan comme venant manger *notre pain, à les percevoir avant tout comme une menace (pour * l'existence de notre groupe, qui devient un objectif en soi, aussi fort qu'absurde, on retrouve là une forme particulièrement fréquente et dangereuse de fanatisme...)
D'autant que s'ajoutent à ça des phénomènes mentaux. Premièrement, la tendance à généraliser le comportement de quelques uns à l'ensemble de *leur groupe, cela garantit évidemment les conflits, puisque sur le grand nombre de personnes qui composent un groupe, il y a forcément quelques hystériques et autres malfaiteurs. Deuxièmement, une tendance à faire porter à un groupe extérieur au sien, la responsabilité de tous nos problèmes, sans doute parce que cela permet d'éviter l'idée de sa propre culpabilité (on retrouve là l'orgueil négatif). On peut remarquer en effet que ce que l'on reproche au bouc émissaire sont des défauts que l'on ne retrouve en effet que chez eux, comme l'égoïsme, la soif de pouvoir, le clanisme lui-même, si si !
D'où la tentation, forcément, à un moment ou à un autre, à force de se livrer à ce genre de spéculations, d'éliminer le « problème », le (ou les) « groupes », après la méthode, bien sûr, ce sera un *détail... de l'Histoire. Ce qui n'est pas un détail étant le génocide lui-même, et ce qui en est la cause...

Après ce que nous venons de voir, vous comprendrez sans doute que je souhaite terminer ce petit inventaire, sur une note positive. Si certains instincts sont porteurs de problèmes, d'autres sont porteurs de solutions.
Nous venons de voir, la tendance à s'associer, à coopérer... On a pu montrer sa présence dès le plus jeune âge, avant toute éducation, et même chez nos cousins les singes. Il y a une coopération *spontanée autour d'un objectif commun : pour la chasse, par exemple. Il suffirait donc de proposer plus souvent des objectifs *communs, mais communs à tout le monde...

Il y a en nous, l'aspiration à des relations harmonieuses avec autrui. Et cela est même plutôt un besoin puisqu'on a pu montrer que ce type de relation réduisait les maladies et allongeait la durée de vie. Ce n'est donc pas la compétition qui serait un besoin, mais bien le contraire... si l'on prend soin de vérifier ses propos, plutôt que se borner à suivre le troupeau.
Nous avons vu la vindicativité, mais il y a aussi, la tendance symétrique : la gratitude. Il y a aussi des mécanismes de réconciliation, que l'on observe, là encore chez nos cousins simiesques.
Signalons également, le goût pour la parole, la discussion. D'où vient sans doute le défaut de bavardage, mais qui est potentiellement utile pour la coopération ou la réconciliation... L'amour de la vérité, dont l'intérêt est évident, aussi pour tout cela.
Il y a en nous une capacité à ressentir ce que l'autre ressent : l'empathie, mais aussi une disposition à soulager la souffrance d'autrui, et même, dans une moindre mesure, à se réjouir de son bonheur. Ce que nos amis catholiques appellent l'amour, le vrai.

De sorte que le péché que je pourrais mentionner ici, ne réside pas dans la présence de ces tendances instinctives, mais dans leur manque, ou plutôt l'oubli de les cultiver, car tous ces instincts sont des potentialités....
Par exemple, j'ai dénoncé, lors de mon éloge de l'avarice, la consommation de biens onéreux, à causes des nuisances que cela occasionne. Celle-ci découle généralement de la recherche du plaisir, mais ce n'est pas cette recherche qui est le problème ici, puisqu'on peut se faire plaisir sans nuire à personne, comme nous l'avons vu lors de mon éloge de la luxure, c'est *l'indifférence aux nuisances que l'on occasionne, le manque d'amour, envers certains, du moins. Car on peut fort bien aimer quelques personnes et se foutre des autres... ce qui induira des problèmes, comme nous l'avons vu avec le clanisme.
Ce péché harmoniste est ce qu'on appelle vulgairement l'égoïsme. Mais ce terme est trompeur, puisqu'il n'est pas question ici d'amour de soi, mais de manque d'amour envers d'autres personnes, soit qu'on sait que l'on nuit et qu'on s'en fout, je parlerais alors d'insensibilité, soit qu'on en a pas pris conscience, je parlerais alors d'étourderie.

3 Conclusion

J'arrêterais là mon petit inventaire, car je pense avoir évoqué les principales tendances instinctives sources de souffrance, ainsi, au passage que les sept péchés capitaux catholiques, dont on a pu vérifier qu'ils ce ne correspondent pas précisément aux instincts les plus nuisibles, ni même toujours d'ailleurs à des instincts précis.
Nous avons noté une bonne dizaine de tendances plus ou moins nuisibles. De sorte que pour faire face à mes problèmes de mémoire, de les ait regroupées en quatre catégories, de nuisance décroissante.

Sources majeures de violence SMV Clanisme, jalousie, autoritarisme, susceptibilité
Amplificateurs de violence AV Irascibilité, râlerie, vindicativité
Complexes inhibiteurs de solutions CIS Insensibilité, lâcheté, submissivité, conservatisme
Sources occasionnelles de problèmes SOP Étourderie, gourmandise, avarice, distractibilité, curiosité etc.

Catégories, que j'ai appelées, par ordre de gravité décroissante : les sources majeurs de violence (SMV), les amplificateurs de violence (AV), les complexes inhibiteurs de solution(CIS), et enfin, les sources occasionnelles de problèmes(SOP).

La première catéogorie comprend le clanisme, la jalousie, l'autoritarisme, la susceptibilité, donc nous avons vu la gravité des conséquences.
On peut remarquer qu'il s'agit toujours de défendre quelque chose. On peut trouver cela paradoxale: si la personne ne fait que se défendre, ce n'est pas une *source (majeure, en plus, de violenc : c'est pas elle qui a commencé... Or, je pense qu'il faut se méfier de ce raisonnement, qui est fallacieux. Pourquoi ? Parce que, ce que j'appelle la raison, ça implique une certaine finesse dans l'analyse, de coller à la réalité. Or, là, la réalité dont on parle, elle est d'ordre psycholgique, émotionnel. Nous sommes là dans une émotion ui est, essentiellement, la peur. Et il faut bien comprendre que l'émotion va avoir tendance à biaiser les interprétations. de sorte qu'une personne qui est dans la peur va avoir tendance à voir, et souvent, même, à tord, en tout cas à grossir, la réalité de ce qu'elle redoute. Du coup, il se peut qu'il n'y ait rien, mais non. Et comme ces personnes là vont avoir tendance à se montrer agressive, ou du moins, à .... de la négativité, si vous vous mettes à soupçonner tout le monde, comme ambience, y a mieux ! Eh bien, forcément, après, les gens vons devenir hostile. La peur crée donc objectivement ce qu'elle redoute. Voilà pourquoi ce sont, bien contrairement aux apparences, des sources de violence.
Une autre raison, aussi : vous aurez remarqué à quel point, ce à quoi ces personnes sont attachées, sont des choses assurées, permanentes et totalement dénuées d'arbitraire : la nature de son clan, de ses possessions, son statut hiérarchique, son image chez les autres... on comprend que ce soit, une source de problèmes.

Contrairement à la catégorie suivante où, là, il y a quand même une cause objective à la base. Notons à propos de cette catégorie, que c'est la seule qui correspond à peu près, à un péché capital catholique, en l'occurence, la colère.

Les complexes inhibiteurs de solutions. J'ai mis là dedans, lâcheté, submissivité, conformisme... On comprend pouqruoi "inhibiteurs de solution": ça empêche de résoudre les problèmes.
On pourrait remarquer que j'aurais pu mettre là-dedas la susceptibilité, puisque j'ai dis que c'était un défaut qui maintenait dans tous les autres. Sauf que, comme c'est aussi une défensivité, c'est prioritaire, donc voilà pourquoi il se retrouve en haut.
J'ai écrit complexe: c'est juste our rappeler que ce ne sont pas seulement des inhibiteurs de solution, mais c'est ce qui les caractérise le plus. Par exemple, la submissivité, je rappelle que ça participe à la formation de hiérarchies formelles, mais aussi au fanatisme, pas négligeable. Dans le genre pas négligeable, je rappelle que la lâcheté comprend la toxicomanie... Voilà pourquoi ils vont avant les sources occasionnelles de problèmes, la catégorie suivante.

On y trouve la gourmandise, l'avarice, la distractibilité... On pourrait ajouter le bavardage, dont j'ai parlé. En fait, cette liste n'est pas exhaustive, tous les autres instinct animaux qui existent, et il y en a plein, vont dans cette catégorie. Sauf oublie de ma part, si quelque voit un instinct animal qui irait dans une des trois premières, ça m'intéresse...

Pourquoi j'ai mis en gris l'insensibilité et l'étourderie? C'est juste pour rappeller que ocntrairement à tous les autres "péchés", ils ne correspondent pas àun instinct animal, mais juste des défauts psychologiques sources de souffrance.
On comprendra pourquoi J'ai mis l'insensibilité dans la catégorie supérieure à l'étourderie. Un étourdi, il suffit de lui signifier ce qu'il a oublié, et là, il va être désolé, alors qu'un insensible, le problème est plus profond.

Pour terminer, on remarquera l'absence de cette liste, de la cupidité, et plus généralement, de la soif de pouvoir. La soif de pouvoir "formelle", qui ne doit pas être confondue avec l'autoritarisme, qui est un instinct animal. Tout comme on ne confondra pas la cupidité avec l'avarice, je n'y reviens pas. Donc, puisque ce sont là, en réalité, des faux péchés, qui masquent, eux, un problème politique, au sens large. Ou, si vous voulez, ce ne sont pas des sources de problème sur lesquels il est possible, réaliste en tout cas, d'agir. Contrairement à agir sur des conventions sociales.
Les gens qui disent « mais le problème, c'est pas la cupidité, c'est la soif d'argent ». Ils oublient plusieurs choses, et en particulier, de remonter assez loin dans les causes. Si quelqu'un vous dit ça, faut lui poser la question « mes quelle est la cause de la cupidité ?». Or, c'est le système économique, puisqu'on a vu que c'est lui qui était à l'origine de la convention sociale sans laquelle la cupidité n'existerait pas mais aussi pour une autre raison, puisque nous sommes dans le psychologique, ici. Il faut bien comrpendre que , bon là, j'ai mis l'accent sur tout ce qui est instinctif, parce que je suis parti là-dessus, pour simplifier, mais une personnalité humaine est évidemment surtout liée à l'acquis, à son vécu, pas seulement à des potentialités génétiques, bien sûr. Or, un système où les gens doivent constamment se préoccuper de leurs biens, de chercher à gagner de l'argent, évidemment que ça induit aussi une attitude : avide, de peur. donc, c'est bien le système qui crée également l'aspect émotionnel. Même s'il ne crée pas cette attitude chez tout le monde. On parle ici de tendances statistiques, évidemment.

Je voudrais pour terminer, répondre à la question que certains d'entre vous se posent peut-être : « comment sortir du péché ? », et, ainsi, ne plus contribuer à tous ces problèmes que nous avons vu ?
La réponse est simple, et je ne vais faire que me répéter : « en appliquant la démarche rationnelle », plutôt qu'en se contentant d'être la proie du premier instinct venu. Car je rappelle qu'il est d'autant plus facile de sortir du péché, que ces instincts ne sont que des potentialités et non pas des fatalités... (gare au défaitisme, inhibiteur de solution !)

Et pour ça, il faut commencer par faire une pause de temps en temps (vachement dur, hein!), par prendre le temps de réfléchir mais pas n'importe comment et à n'importe quoi, évidemment ((là, il faudra prendre garde à notre distractibilité))...
Il faut commencer par bien établir ses propres buts, avant de chercher à atteindre l'un d'entre eux. C'est ce que l'on peut appeler la philosophie au sens étymologique de recherche de la sagesse.

Sauf qu'on peut remarquer à ce stade un problème technique, philosophique, en l’occurrence. La raison, au sens strict, permet certes de trouver un *moyen efficace de réaliser ce que l'on veut, mais elle ne permet pas, de trouver ce que l'on veut, je veux dire : ultimement. Elle détermine des moyens, non la fin ultime.
Notre but ultime doit donc reposer sur une (ou plusieurs) tendances instinctives, car il faut une motivation pour le poursuivre, il faut la « flamme », laquelle se situe forcément en nous-mêmes. (Et c'est là, qu'il faut se méfier de l'instinct de soumission, je rappelle...)

Il ne s'agit pas pour autant de s'abandonner à n'importe quelle tendance instinctive, puisque, comme nous l'avons vu, certaines entraînent des nuisances ultérieures, ou nous rendent dépendants (comme la dépendance au jugement d'autrui, qui est une source de souffrance pour soi-même).
L'idée est donc d'aller voir du côté des tendances instinctives les plus positives, qui n'induisent pas de dépendances, ni de conflits avec autrui, et qui puissent déterminer un but durable. Mais on ne peut résumer les choses à une tendance. Parce que même si j'aime tout le monde, et que je démunis complètement à cause d'une générosité incontrôlée, ce n'est pas très concluant ni durable...
Ce qu'il faut est se donner un but qui garantisse notre bonheur à long terme. Or, un but particulièrement satisfaisant de ce point de vu, consiste à accroître le bonheur, partout, équitablement, autant que *possible. Ainsi, pas d'auto-sacrifice problématique, donc (puisque cela implique de prendre soin de soi-même). Ce but permet d'être le plus en harmonie possible avec le plus de monde possible. Et même d'être particulièrement en harmonie, avec ceux qui auraient également adopté ce but, surtout s'ils cherchent à l'atteindre rationnellement, car alors, on pourra se mettre d'accord, en plus, sur les *moyens de l'atteindre.
D'où l'intérêt, et le nom, de l'harmonisme rationnel. (ah ouais ! super!)

Ce qu'il faut voir aussi, c'est que pour éviter, concrètement, de développer des instincts nuisibles, il faut s'occuper l'esprit avec autre chose... (parce que ne pas penser à rien, c'est difficile, et en plus, on ne fait rien...) D'où l'intérêt, donc, de se donner un tel but....

Cela permet, sinon de régler les problèmes du monde, du moins de régler les siens (ce qui est déjà pas mal !), tout en contribuant à améliorer les choses à son échelle.
Après, c'est évident que les choses iront d'autant mieux qu'il y aura plus de gens pratiquant une telle philosophie. D'où l'intérêt qu'il peut y avoir à la faire connaître, pour le cas où d'autres trouveraient également que ça leur convient. Donc, du coup, voilà, c'est bien, c'est ce que je fais, super!).
Mais bon, c'est vrai que tout cela est un peu lointain... avant que tout le monde.... Mais il y a aussi autre chose, dont nous avons parlé, qui pourrait améliorer l'état du monde plus rapidement : vous vous rappelez, les conventions sociales...

Et en particulier, les hiérarchies de domination, en vertu desquelles l'avis d'une personne l'emporte sur celui des autres (d'où un accroissement de sa liberté mais au *détriment de celles de *tous les autres).

Si vous vous rappelez, on a parlé à ce sujet de l'idée de démocratie... consistant à décider ensemble... mais on a vu que ça posait quelques problèmes techniques. Pour pouvoir, concrètement, se passer de hiérarchie, il faudrait, en effet, disposer d'un moyen *efficace de décider à plusieurs, de parvenir *rapidement à une décision qui satisfasse le mieux possible tout le monde, du moins. Et, pour ça, l'idéal serait de disposer d'une référence suffisamment universelle, sur la base de laquelle établir ou contester les décisions. Et pourquoi pas... « le plus grand bonheur possible partout, équitablement, en argumentant rationnellement ». Tiens, ça me rappelle quelque chose... Ah bah oui : l'harmonisme rationnel ! Non plus en tant que philosophie de vie personnelle, mais comme « constitution », en quelque sorte. Apèsj bon, c'était pas l'objet de mon propose, mais il me semble qu'en ajoutant à cette référence, une bonne dose de transparence, on doit pouvoir faire en sorte que tous ceux qui le souhaitent de participer aux décisions, et on auraient une bonne assurance que ces dernières soient bel et bien conformes au plus grand bonheur possible.
Ainsi, le pouvoir ne serait plus accaparé par les individus les plus manipulateurs, comme c'est ce qui se passe lorsque les gens discutent sans référence précise, voire, cherchent à obtenir des majorités ou bien sûr, un pouvoir personnel.
Du coup, on aurait là un nouveau système politique où le pouvoir n'appartiendrait plus à personne, pas même à une majorité (comme en démocratie), mais à l'utilité commune, en quelque sorte, système que l'on peut donc appeler : l'ucratie.

En ce qui concerne l'économie, le meilleur moyen d'assurer la justice et le plus grand bonheur possible, serait de demander à tout le monde quelles sont ses préférences, ses niveaux de satisfaction pour l'ensemble des activités, qu'elles soient de consommation ou de production, et ensuite de répartir les activités de façon à optimiser équitablement le bonheur... or, les moyens informatique dont on dispose aujourd'hui, *permettent désormais d'envisager ce genre de chose. Encore une application de l'harmonisme rationnel, donc.. que l'on pourrait appeler l'économie solidaire de la satisfaction maximale, ESSM ou l'économie ucratique.
Notons également, qu'ainsi, dans cette société plus juste et transparente, l'éventuelle réussite sociale correspondrait à un bénéfice *réel pour la communauté...

Et concernant les problèmes liés au clanisme, il y a une solution très simple : gérer les choses collectivement, sans discrimination, à l'échelle de l'humanité, et surtout pas de sous-groupes (sinon, on aura toujours des conflits d'intérêts), et bien sûr, sans recourir à une hiérarchie pyramidale. Pas de gouvernement mondial, donc. Or, on a la solution pour ça : l'ucratie.
D'autant qu'une telle gestion globale est d'ailleurs *nécessaire pour faire face aux problèmes écologiques (faudrait même se dépêcher, du coup!)

Donc voilà, quelques propositions : réduire les vrais péchés par un travail sur soi et une philosophie cohérente. Et opter pour une organisation politico-économique moins criminogène.

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